The Ex avec le violoncelliste américain Tom Cora... que j'ai vu je ne sais plus trop quand, mais deux mois avant son décès, dans une salle magnifique, le PEZ NER, à Villeurbanne. Un concert sans fumée, car il était déjà gravement malade. State of Shock, en concert, mérite mille fois son nom.
samedi 27 novembre 2010
vendredi 26 novembre 2010
samedi 20 novembre 2010
Jeanne mauvais mauvais
Jeanne, ma Jeanne, elle est groggy, comme éthérée par la douleur. Depuis Romain, depuis Sylvain, depuis Christophe et, peut-être, Thomas, depuis qu'elle a eu des sentiments, que ces garçons, honteux, peut-être, d'avoir voulu s'approcher d'elle. Depuis qu'ils ne daignent répondre, à ses messages, à ses textos, qu'elle ne sait même où les toucher. Jeanne, ma Jeanne, elle veut tomber, morte ou amoureuse.
lundi 15 novembre 2010
Mon porc à la troyenne
Alors alors. Tout d'abord, la liste d'ingrédients, c'est ça, hein, faut commencer par là.
- 1 cochon de lait d'environ 6 kg (un peu moins si mes souvenirs ne me trompent), prénommée Marie-Odile.
- 1 poule faisanne
- 2 palombes
- 4 petites cailles toutes mignonnes
- Quelques figues, quelques pruneaux
- 200 g de foie gras
- 200 g de chanterelles grises
- Des carottes
- Des oignons
- 2 ou 3 œufs
- Du pain dur
- 1 bouquet garni
- 1 gros céleri-rave
- Du persil
- Sel, poivre (du moulin)
- Éventuellement plein d'huile.
- 1 cochon de lait d'environ 6 kg (un peu moins si mes souvenirs ne me trompent), prénommée Marie-Odile.
- 1 poule faisanne
- 2 palombes
- 4 petites cailles toutes mignonnes
- Quelques figues, quelques pruneaux
- 200 g de foie gras
- 200 g de chanterelles grises
- Des carottes
- Des oignons
- 2 ou 3 œufs
- Du pain dur
- 1 bouquet garni
- 1 gros céleri-rave
- Du persil
- Sel, poivre (du moulin)
- Éventuellement plein d'huile.
Premier jour.
Alors d'abord la bonne farce. Faut mettre tous les petits oiseaux dans un grand volume d'eau, du sel, le bouquet garni, une ou deux carottes émincées, un ou deux oignons, clouté avec deux clous de girofle. Feu moyen, puis doux, ça peut durer un moment, jusqu'à ce que les chairs se détachent facilement des carcasses. D'ailleurs, c'est ce qu'il faut faire, maintenant, détacher les chairs, enlever les peaux. La viande doit être réservée, les restes s'entasser dans la cocotte qui continue à chauffer, toujours feu doux. Jusqu'à ce ce que le bouillon soit carrément bien goûtu : compter bien 5 heures sur le feu en tout. Ensuite, il faut passer tout le machin dans un chinois, et là on peut balancer quelques pruneaux dénoyautés dans le jus, pour qu'ils s'imprègnent bien. Conseil du chef : tu fais ça avec un ou des potes, et tu bois des coups en même temps. Très important, ça.
Deuxième jour.
C'est le grand jour. Marie-Odile piaffe. Et donc on va la fourrer avec des oiseaux. Auparavant, faut la mesurer, pour voir si elle tient dans le four, et, par exemple, des fois, il faut lui couper la tête. Sniff.
A ce moment-là, faut faire cuire les champignons, à la poêle, pas de souci.
Ensuite, la viande d'oiseau réservée hier, les œufs, le pain dur, sel, poivre, on mélange tout avec les doigts, faut mettre les mains dedans, sinon c'est moins drôle. Une couche de viande, une couche de foie gras, quelques figues, et puis on renouvelle jusqu'à ce que Marie-Odile n'en puisse plus.
Après, il y a un peu de chirurgie de précision, avec une grosse aiguille empruntée au marchand, et de la ficelle (pareil, empruntée au marchand).
Un petit thermomètre non dans le cul, mais dans la cuisse de Marie-Odile, et on enfourne à peu près 6 h avant le repas. 160 °C (si je me souviens bien)(ou alors disons thermostat 7), et la cuisson de notre porcinette (préalablement salée poivrée) sera bonne lorsque le thermomètre planté dans sa chair indiquera 72 °C. Toutes les demi-heures environ, on ira arroser avec le fond fabriqué hier.
Pendant ce temps, on se fait le céleri-rave en purée, les carottes à la Vichy.
La dernière étape, vous pouvez la tenter, c'est le bain d'huile bouillante. Pour que la peau soit aussi croustillante au dessous qu'en dessus. Mais nous, au dernier moment, on s'est dit que c'était assez gras comme ça.
jeudi 28 octobre 2010
mardi 26 octobre 2010
lundi 25 octobre 2010
samedi 23 octobre 2010
jeudi 21 octobre 2010
mercredi 20 octobre 2010
mardi 19 octobre 2010
lundi 18 octobre 2010
jeudi 7 octobre 2010
Romain, le platane
Jeanne avait bu ce qu'il fallait, mais tellement qu'elle s'endormait, sous le platane du vallon. Elle couinait dans son sommeil, elle remuait, s'agrippait aux pelouses rappée du parc. Romain lui était apparu, ses lèvres fines sans sourire et son regard bienveillant. Elle s'accrochait à cette image, la joliesse du moment, les muscles blancs, et les tremblements qui naissaient. Jeanne en avait le rimmel qui se mêlait avec la terre, la chevelure sur les joues, la jupe courte maculée.
Leur rencontre avait été brève. Mais c'est que lui, qu'elle désirait, qu'elle voulait voir nu, toucher, caresser, qu'elle espérait regarder jouir, souffler, dormir, n'avait pas cherché à coucher avec elle. "Non, non" avait-il juste murmuré. Puis il l'avait étreinte, elle s'était senti bien dans son étau, il lui avait donné un baiser chaste et doux."J'aimerais te revoir".
Et dans son rêve, cet après-midi, sous son arbre, Jeanne, le revoyait.
lundi 27 septembre 2010
Romain, un jardin
Cher Romain.
Des milliards et des milliards de gouttes de verre, traversées par la lumière. La lumière décomposée des milliards et des milliards de fois. C'est ça que je vois. Sous la pluie.
J'offre ma peau, j'essaie de garder les yeux ouverts.
Si je me déshabille, j'ai l'impression d'être bénie, par la lumière, par la lumière décomposée.
La lumière poisseuse m'enrobe.
Romain, c'est cette grande promesse, de ta jeunesse et de tes muscles ronds. Tant de beautés dans le jardin où nous nous sommes présentés. Ce sont tes mains, tes baisers, Romain.
Ma robe rouge.
Je suis dans le jardin.
Des milliards et des milliards de gouttes de verre, traversées par la lumière. La lumière décomposée des milliards et des milliards de fois. C'est ça que je vois. Sous la pluie.
J'offre ma peau, j'essaie de garder les yeux ouverts.
Si je me déshabille, j'ai l'impression d'être bénie, par la lumière, par la lumière décomposée.
La lumière poisseuse m'enrobe.
Romain, c'est cette grande promesse, de ta jeunesse et de tes muscles ronds. Tant de beautés dans le jardin où nous nous sommes présentés. Ce sont tes mains, tes baisers, Romain.
Ma robe rouge.
Je suis dans le jardin.
Jeanne.
mercredi 22 septembre 2010
mercredi 1 septembre 2010
Ebrahim Hamidi a dix-huit ans et il va mourir.
mardi 31 août 2010
Jeanne Marie
J... hihi... Jeanne. J'ahane. Pffff.
Le souffle soufré pour la femme,
la jeune dame qui tapine,
au coin d'un square de garçonnets,
je me dépose au fond d'un verre,
et je m'écrase, enfin, c'est bien,
la tête molle je ne sens rien
Jeanne s'ennuie, fume un pétard, se traîne dans les rues de Lyon. Elle boit un demi, puis deux, en terrasse. Toujours ce petit air qui s'attarde.
samedi 31 juillet 2010
Jeanne et la Mousse
Mustapha, le trou du cul, qu'a plus de face, qu'un derrière. Un assez beau, mais qu'il écarte, sans cesse, et qu'il frotte sur le nez de qui veut bien lui nettoyer. Jeanne avait bu, voulait qu'il la prenne, voilà, se faire tringler, c'est ce qui la remet au monde, à sa place, tas de chair nouveau né, putain, merde. Elle s'ouvrait, susurrait un poème, d'amour, cherchait à enchanter la Mousse, pour qu'elle s'étende, sur elle, et l'envahisse. Mais son ventre resta vide.
jeudi 8 juillet 2010
Jeanne la poétesse
En rentrant, elle se retrousse les bras, cherche un balai. L'appartement de Jeanne est un fourbis, le lino ne ressemble plus à un parquet, les chaises s'avachissent, au moins autant que les fesses qui voudraient s'y poser. La table de la cuisine n'est qu'un monceau de vaisselle sale et de bouteilles vides. De papiers gras, de lettres inachevées. Ça pue. Des sacs payants, écolos, jonchent le sol. Elle en chope un, lui ouvre grand sa bouche et balaie la table dans un grand foudroiement de verre et d'assiettes. Jeanne est poétesse, elle veut écrire, là, maintenant. Elle dépose deux grands sacs de supermarché écolos plein de vaisselle et de bouteilles sur son palier. Un coup d'éponge, une nappe neuve, qui ne sent absolument pas la lessive, et ça y est, elle écrit.
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