jeudi 5 juillet 2012

Mes carnets du Maroc (7)


Troisième jour.
Bon dieu de boulevard Zerktouni, qu'il est long. J'ai cru ne jamais trouver ce que je cherchais, un café qui propose la wi-fi. J'étais même prêt à me rabattre sur un Mac Do. Du coup, j'ai réussi à passer les messages que je voulais. Un rendez-vous à 19 h 30, dont j'espère un peu plus qu'une partie de jambes en l'air. Et je me tâte pour m'organiser un réveil agréable, avant de courir à la gare des voyageurs de la CTM, j'ai deux numéros pour cela, deux. Ah le Maroc, ah, l'internet. Bon, je me fais l'effet de faire exactement ce que je réprouve, mais dites, la chair est faible.

Grill 2011 : mot de passe du Café Carnaval, boulevard Zerktouni.

Premier jour.
Dès ma première visite, j'ai mal à un pied. Je boîte comme un imbécile derrière Jeff, qui file toujours un bon train, tout heureux, par exemple, de s'enfoncer dans Derb Ghallef, le souks aux mille échoppes et aux trafics en tous genres.

Deuxième jour.
J'ai mal aux deux pieds, maintenant.

Troisième jour.
Demain, je vais à Tanger, avec l'objectif de m'y reposer. Je me sens épuisé par les marches, par cette attention permanente qu'une ville nouvelle, et surpeuplée, me demande. J'aime ce sentiment d'être l'étranger, mais il me fragilise. Je suis vigilant à me fondre dans la foule, j'observe les Marocains, j'essaie de faire pareil. Pourtant, je sais que c'est marqué touriste sur ma gueule.

Quatrième jour.
J'ai petit déjeuné à l'hôtel. Pas mal, d'ailleurs, quand je pense aux horreurs que j'avalais à Madrid ou Athènes. J'ai même plutôt apprécié le pain au chocolat, qu'ils appellent mignonnement petit pain, très gras, mais avec bien peu de cacao et sans beurre. Me voici rue Léon l'Africain ou je bois un café en terrasse. En face de moi, un mur peint, comme je peux dire qu'il y en a beaucoup à Casa, de ceux qui cherchent à cacher un bidonville ou un marché. Celui-ci, je ne sais trop ce qu'il enferme. Je crois que c'est juste un terrain vague, étant donné la pauvre végétation qui dépasse. Mais ce terrain vague est protégé par un mur hérissé de tessons de bouteilles. Je sirote mon café. J'attends. C'est un de ces moments d'attente qui participent au voyage. Le serveur m'a amené un grand verre d'eau. Je souris. Ce qui me sépare d'une bonne gastro.

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